Makélékélé

L’arrondissement 1 Makélékélé est créé le 1er décembre 1959 par décret n°59/240. Le mot Makélékélé tire son origine du bruit sonore produit par les chutes des goutes d’eaux sortant de la source.

En effet les populations qui venaient près de cette source trouvèrent que ces gouttes en tombant produisaient le son « Kélé-kélé-kélé ». Ainsi la syllabe « ma », utilisé en langue vernaculaire kongo ou lari marque le pluriel. Cette syllabe fut agencée pour donner « makélékélé ».

D’aucuns disent que kélé-kélé en téké veut dire rencontre vde plusieurs sources. Ici, il s’agit de la source située derrière le camp de la gendarmerie (Bifouiti), la source de zancadia ngombé, la source située vers mabouaka. Toutes ces sources convergeaient et tombaient dans le fleuve.

Makélékélé est limité au nord par les arrondissements 4 Moungali et 7 Mfilou, au sud par le fleuve Congo, à l’est par l’arrondissement 2 Bacongo et à l’ouest par le district de Ngoma Tsétsé.

Il couvre une superficie de 14,16Km² pour une population de 250000 habitants repartie dans 22 quartiers (dont 11 périphériques), 125 zones et 687 blocs.

Sa situation géographique, près du fleuve Congo et de la rivière Djoué le prédispose à l’activité agricole et à l’extraction des pierres. Il sied de signaler que toute la pierre destinée à la construction à Brazzaville est extraite à Makélékélé. Au plan industriel, Makélékélé abrite certaines usines avant et après les indépendances, notamment l’usine d’eau du djoué construite en 1954, le barrage hydroélectrique construite en 1955, l’usine de textile Impreco, l’usine du disque IAD et bien d’autres.

Makélékélé a joué un grand rôle dans le développement christianisme au Congo. La plupart des prêtres et pasteurs sont formés à Makélékélé dans les séminaires comme celui de mantsimou.

Makélékélé abrite le siège de l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Afrique.