Ouenzé

Vers 1930, Ouenzé n’était qu’une immense savane qui s’étendait de la rive gauche de la rivière Madoukoutsékélé jusqu’à la rive droite de la rivière Tsiémé. Il n’y avait que quelques trois (3) ou quatre (4) petits villages habités par les Batékés originaires de la contrée. Il s’agit notamment des villages :

  • Mouléké : Ce village appelé précisément, « Pieré-pieré» était celui de Monsieur MAMPOUYA Henri surnommé parce que depuis son enfance il était amusant avec tous les habitants du village. Toute sa vie durant et à cause de sa popularité, son village fut alors appelé « Mouléké ». C’est la place de l’actuel Quartier 57.
  • Ntsalinguelé : Situé au bord de la rivière Tsiemé, ce village porta le nom de Ntsalinguelé à cause de la popularité de ce Batéké, popularité acquise par lui à la suite de sa longue expérience très renommée en fétichisme dans les domaines de désenvoutement, de guérison des maladies mystiques et d’autres consultations sur divers cas de vol, de fausses accusations, de sorcellerie etc.
  • Loulengo ou Moulembo: Ce village était situé au bord de la rivière Tsiémé, en amont du village Ntsalinguelé, un peu en contre-bas de l’actuel cimetière de la tsiémé.
  • Mbemba: Ce village appelé couramment «Palmeraie Mbemba » à cause des nombreux palmiers qui s’y trouvaient. A l’emplacement de ce village se trouve actuellement la CNSS de Ouénzé.

En ce temps, Brazzaville ne comptait que deux (2) agglomérations: Poto-poto et Bacongo. On peut alors se demander effectivement comment est né Ouénzé en tant que cité urbaine ?

C’est grâce à l’audace de Monsieur NGAMBI Paul, pêcheur, qui habitait avec sa femme chez son beau-père à Poto-poto, près de Monsieur MANGOUTA Paul.

Revenu un jour de la pêche au Fleuve Congo, dans l’île Mbamou, et après une dispute avec son épouse, Monsieur NGAMBI fut chassé par son beau-père, las d’assister à des disputes interminables. Abandonné à-lui-même, privé d’un toit, Monsieur NGAMBI prendra finalement la décision de désherber un terrain vague situé à proximité de madoukoutsékélé, sur la rive gauche, avec la ferme intention d’y bâtir sa case en terre battue. C’est la naissance de Ouenzé.

La première naissance enregistrée à Ouenzé concerne l’enfant KOUMEKA-TALOULOU Louis Marie Arsène né le 31Octobre 1959, fils de KOUMEKA Marcel et de SEHOLO Gabrielle domiciliés à Ouenzé Brazzaville.

Le premier mariage célébré à Ouenzé concerne le couple Monsieur NKOUANGO Benoît Sculpteur, né vers 1919 à Kimbimi avec Mademoiselle NSONGA Pauline, Ménagère née vers 1932 à Poto-poto Brazzaville.

Ouenzé est crée par décret n°59/118 du 02 juillet 1959, qui a fixé en son temps les centres d’état civil de droit commun. L’agglomération de Ouenzé était selon ledit décret une partie de l’ancienne agglomération Moungali-Ouenzé. C’est à compter du 03 novembre 1959 que le centre d’Etat Civil de Ouenzé est ouvert au public conformément à l’arrêté municipal n°167/M du 23 octobre 1959.

Cependant les origines du nom « Ouenzé » ne sont pas précises. Le décret sus mentionné l’attribue à la rivière de même nom qui traverse ladite agglomération du Nord au sud. Cela est peu probable par le fait que cette rivière aujourd’hui Curieusement est appelée Madoukoutsékélé.

Une autre version plus plausible révèle que cette agglomération abritait un marché des indigènes dont les marchands provenant notamment de la République Démocratique du Congo, y avaient élevé des baraques couvertes de tôles rousses. Un qualificatif a donc été donné à ce marché « ouénzé –mandzandza », Ouénzé qui veut dire marché en Swahili et Mandzandza qui veut dire tôles en lingala. Cette version semble effectivement plus crédible, car il existe à ce jour et au même endroit, un quartier au nom de ouénzé-Mandzandza, bien que les vieilles maisons en tôles rousses aient été remplacées par des habitations plus modernes.

Délimitation géographique

Les limites de Ouenzé sont fixées par Arrêté n0288/PD du 12 octobre 1959.

L’Arrondissement 5 Ouenzé est limité par l’avenue Bouéta Mbongo qui le sépare depuis les alentours de la Tsiémé jusqu’à la rivière Madoukoutsékélé jusqu’à la Pointe Hollandaise. Après la rivière Mikalou, l’avenue du 5 Février marque ses limites avec l’Arrondissement 7 Mfilou, tandis que l’avenue de la Tsiémé puis l’avenue de l’intendance constituent ses frontières avec l’arrondissement 6 Talangaï du pont de Mikalou jusqu’au prolongement de l’avenue du Port (l’actuelle avenue Edith Lucie BONGO ONDIMBA) pour aboutir à la Pointe Hollandaise en passant par la SIAT qui fait partie de Poto-poto.

Divisions Administratives

L’arrondissement Ouenzé compte environ 150.000 Habitants repartis dans dix (10) quartiers administratifs, 40 Zones et 565 Blocs.